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Et si perdre un peu ses repères pendant les vacances était une bonne chose ?

24 août
4 min de lecture

La rentrée arrive.

Et avec elle, cette drôle d’impression qu’il faut rapidement retrouver son rythme.

Se lever à l’heure. Reprendre ses habitudes. Réorganiser les journées. Se remettre au travail. Réinscrire les enfants dans leur routine.

Après plusieurs semaines où les horaires ont changé, où les repas se sont décalés, où l’on a parfois dormi plus longtemps, moins regardé l’heure et laissé de côté certaines obligations…

On pourrait presque avoir l’impression d’avoir « perdu ses repères ».

Mais est-ce vraiment un problème ?

Et si, finalement, cette parenthèse avait fait exactement ce dont notre cerveau avait besoin ?




Pendant les vacances, notre cerveau change de rythme


Tout au long de l’année, nous sommes sollicités.

Travail, enfants, rendez-vous, notifications, tâches domestiques, décisions à prendre, impératifs professionnels…

Notre cerveau doit constamment mobiliser son attention, planifier, décider et s’adapter.

Lorsque les vacances arrivent, une partie de ces contraintes disparaît (ou au moins diminue.)

On peut alors prendre davantage de distance avec son quotidien.


En psychologie du travail, on parle notamment de détachement psychologique : la capacité à se déconnecter mentalement des exigences professionnelles pendant les périodes où l’on ne travaille pas.

Des études ont révélées que ce détachement était associé à moins d’épuisement, davantage de bien-être, une meilleure qualité du sommeil et une meilleure récupération. 


Autrement dit : ne plus penser au travail pendant quelques heures n’est pas forcément du temps perdu.

C’est aussi du temps de récupération.


Alors pourquoi est-ce parfois difficile de reprendre ?


Parce que notre cerveau aime les habitudes.

Nos routines permettent de fonctionner avec moins d’effort : nous savons quand nous lever, quoi faire, dans quel ordre, et à quoi nous attendre.

Après plusieurs semaines de vacances, retrouver toutes ces habitudes peut donc demander un petit temps d’adaptation.

Et c’est normal.

Il ne faut pas nécessairement interpréter cette sensation comme :

« Je n’arrive plus à me concentrer. »

ou :

« Je suis devenu(e) moins productif(ve). »


On peut aussi simplement se dire :

« Mon rythme a changé. Mon cerveau est en train de retrouver ses repères. »

Cette nuance est importante.


Faire une pause, ce n’est pas arrêter de fonctionner


Nous avons parfois une vision étrange de la productivité.

Comme si être productif signifiait être occupé en permanence.

Pourtant, les recherches sur les pauses montrent une réalité plus nuancée.


Une pause ne transforme pas magiquement notre cerveau en machine à être plus performant.

Mais elle peut nous permettre de retrouver de l’énergie et de réduire la fatigue.

Et dans certaines situations, cela peut aussi aider la performance.

Les chercheurs ont notamment observé des effets plus favorables pour certaines tâches routinières et créatives. 


C’est probablement l’un des aspects que je trouve les plus intéressants.

Lorsque nous sommes constamment concentrés sur une tâche, nous restons focalisés sur le problème à résoudre.

Faire une pause permet parfois de cesser momentanément de chercher la solution.

Et cette distance peut être utile.


La littérature sur le phénomène d’« incubation » en créativité suggère justement que le fait de mettre temporairement un problème de côté peut favoriser sa résolution dans certaines conditions. Les résultats ne signifient pas qu’il suffit de ne rien faire pour devenir plus créatif, mais qu’une période de recul peut parfois faciliter l’émergence de nouvelles associations ou perspectives. 


C’est peut-être pour cela qu’une idée apparaît parfois :

sous la douche, en marchant, en voiture, pendant une conversation, ou simplement lorsqu’on arrête de chercher.

Notre cerveau continue parfois à travailler autrement lorsque nous cessons de lui demander de travailler.


Et si vos vacances vous avaient permis de retrouver de l’espace mental ?


C’est quelque chose que j’ai moi-même expérimenté cet été.

J’avais l’habitude de penser à ce que je devais publier, aux projets à préparer, aux idées à développer…

Et puis j’ai coupé.

Pas parfaitement.

Mais suffisamment pour sentir une différence.

Au début, j’ai eu cette impression étrange de « ne plus avancer ».

Et puis progressivement, j’ai recommencé à avoir des idées.

Des envies.

Des réflexions sur mon activité.

Des choses que j’avais envie de garder.

D’autres que j’avais envie de laisser de côté.

Et surtout, j’ai retrouvé de l’espace pour penser autrement.

C’est peut-être aussi cela, prendre une vraie pause.

Pas seulement arrêter de travailler.

Arrêter de remplir chaque espace disponible.


La rentrée : retrouver ses repères sans chercher à tout retrouver immédiatement


Alors oui, la rentrée est là.

Et les routines vont progressivement revenir.

Mais peut-être qu’il n’est pas nécessaire de vouloir retrouver exactement le rythme d’avant les vacances dès le premier jour.

Notre cerveau et notre corps ont besoin d’un temps d’adaptation.

On peut recommencer progressivement.

Réinstaller quelques repères.

Prioriser.

Respirer.

Faire des pauses.

Et accepter qu’une journée productive ne soit pas nécessairement une journée remplie du matin au soir.

La récupération n’est pas l’opposé de la productivité.

Elle en est parfois une condition.


Et la sophrologie dans tout ça ?


C’est précisément là que la sophrologie peut trouver sa place.

Une partie du travail consiste à réapprendre à porter son attention sur soi.

Sur sa respiration.

Sur ses sensations.

Sur les tensions présentes dans le corps.

Sur ce qui se passe ici et maintenant.

Les exercices de respiration, les mouvements doux, la relaxation dynamique ou les temps de retour au calme peuvent devenir de petits espaces de récupération dans une journée très sollicitante.

Ils ne remplacent évidemment pas une prise en charge médicale ou psychologique lorsqu’elle est nécessaire.

Mais ils peuvent constituer des outils complémentaires pour apprendre à ralentir, récupérer et mieux identifier ses propres besoins.

Et parfois, le simple fait de s’arrêter quelques minutes permet de réaliser à quel point on était déjà fatigué.


Pour cette rentrée, et si vous ne cherchiez pas à retrouver votre rythme d’avant ?

Vous pouvez peut-être vous poser une autre question :

Quel rythme me ferait réellement du bien aujourd’hui ?

Pas celui que vous aviez avant les vacances.

Pas celui que vous pensez devoir avoir.

Pas celui que les autres semblent avoir.

Le vôtre.

Parce que prendre soin de soi, ce n’est pas forcément faire moins.

C’est aussi apprendre à reconnaître quand il est temps de faire une pause.

Et peut-être que cette année, votre objectif ne sera pas de remplir davantage votre agenda.

Mais de laisser un peu plus de place entre deux choses.

Pour respirer.

Pour récupérer.

Pour penser.

Pour créer.

Et simplement pour être.


La sophrologie peut vous aider à faire de vraies pauses.

Vous pouvez me contacter, je réponds à toutes vos questions.



 
 
 

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