Pourquoi j’ai choisi de créer des contes thérapeutiques… et comment ils prennent vie.

Lorsque je dis que j’écris des contes thérapeutiques, on me pose souvent la même question :
“Comment vous viennent toutes ces histoires ?”
La vérité, c’est qu’aucun pers
onnage n’est inventé au hasard.
Chaque livre naît d’une émotion, d’une difficulté ou d’une étape de vie que rencontre un enfant.
Avant d’écrire la moindre ligne, je me pose toujours la même question :
“Comment je peux aider cet enfant, et tous les autres qui ressentent la même chose que lui ?”
Et c'est à partir de là que tout commence.
1. Je choisis une émotion… pas une histoire.
Je pars d’un besoin.
Je réfléchis à ce que vit l’enfant, à ce qu’il ressent, à ce qu’il ne parvient pas encore à exprimer.
Mon objectif n’est pas de lui donner une leçon, mais plutôt de lui donner un support pour qu'il se sente comprit.
Je veux avant tout qu’il puisse se reconnaître.
Qu’il se dise :
“Moi aussi, je ressens ça.”
2. Je cherche l’animal qui pourra raconter cette émotion.
Pourquoi un lapin ?
Pourquoi un caméléon ?
Pourquoi un koala ?
Chaque animal possède déjà une symbolique ou des caractéristiques qui font écho au thème du livre.
Le caméléon change naturellement de couleur.
Le koala évoque le besoin de sécurité et de réconfort.
L’escargot avance à son rythme, avec sa maison sur le dos.
Le hibou accompagne la nuit.
Petit à petit, le personnage prend vie.
Il devient un compagnon de route plutôt qu’un héros parfait.
3. J’imagine une aventure que l’enfant aura envie de vivre.
Je ne veux pas que l’enfant ait l’impression d’apprendre.
Je veux qu’il ait envie de tourner la page suivante.
Alors je construis une histoire avec des rencontres, des défis, des petites victoires et parfois quelques bêtises.
Pendant qu’il suit l’aventure, il développe sans s’en rendre compte de nouvelles ressources.
4. J’y glisse des outils de sophrologie.
C’est sans doute la partie la plus importante.
Chaque histoire est pensée pour être vécue.
À la fin, l’enfant découvre un mouvement, un jeu respiratoire ou un exercice de sophrologie directement en lien avec l’histoire.
Ainsi, le conte ne s’arrête pas à la dernière page.
Il continue dans le quotidien.
À la maison.
Avant de dormir.
Lors d’une colère.
Ou simplement pour partager un joli moment en famille.
5. J’imagine tout un univers autour du personnage.
Aujourd’hui, mes livres ne sont plus seulement des histoires.
Ils deviennent des ateliers.
Des jeux.
Des parcours sensoriels.
Des activités créatives.
Cet été, par exemple, les enfants pourront entrer dans l’univers de Bonbon le Caméléon lors de mon premier atelier parent-enfant.
Parce que je crois qu’une émotion se comprend encore mieux lorsqu’on peut la vivre, la dessiner, la raconter… et même jouer avec.
Plus que des livres…
Quand j’ai commencé à écrire, je ne voulais pas simplement créer de jolies histoires.
Je voulais offrir aux familles des outils simples, concrets et accessibles.
Des histoires qui ouvrent le dialogue.
Des personnages auxquels les enfants peuvent s'identifier.
Et des petits exercices qu’ils auront envie de refaire, non pas parce qu’on leur demande, mais parce qu’ils les associent à une aventure qui les a fait rêver.
C’est cette rencontre entre l’imaginaire et la sophrologie qui donne naissance à chacun de mes contes.
Et, je l’espère, à de beaux moments de complicité entre les enfants et les adultes qui les accompagnent.



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